MECANIQUE FILMIQUE fut à l’origine un blog qui vit le jour en avril 2006. Ce type de plate-forme ne satisfaisant pas les exigences fixées, un site fut créé onze mois plus tard. Le nouvel objectif était de clarifier la présentation des articles ainsi que d’améliorer leur diffusion. Un blog reste, malgré la bonne volonté de son animateur, assez mal répertorié par les moteurs de recherche. Sans parler du mépris ouvertement affiché qu’il suscite auprès des internautes les plus exigeants.
Les sites sur l’histoire du cinéma et la critique de films sont légion. Tout y passe. Le pire comme le meilleur. Les jugements éclairés comme les points de vue les plus farfelus. Certaines bonnes adresses proposent des bases de données très complètes, d’autres des réflexions poussées sur les cinéastes, les mouvements, les genres et l’évolution globale du 7e Art. On est ainsi rapidement saisi par une sensation de vertige face aux écarts de qualité qui résident entre les sites. C’est le propre d’Internet. Au lecteur donc, muni de son bon sens et de son acuité naturelle, de faire le tri. Idée curieuse quand on sait que c'est la culture "télé" qui configure en grande partie l'l'espace communicationnel. Un bon génie veillerait-il sur le Web ? En aucune manière, puisque Google et compagnie jugent surtout la valeur d’un site à sa popularité. L'audimat, toujours l'audimat...
Hormis la prépondérance de textes consacrés aux films historiques et à certaines œuvres marginales, le visiteur attentif remarquera la présence d’une seule signature sur tout le site. Etrange tentative quand on sait que le succès vient rarement aux entreprises individuelles… Mais une telle démarche a aussi ses avantages. Avec en premier lieu la possibilité de contrôler tous les aspects rédactionnels, de l’écriture à la publication. Cela permet de réduire évidemment le nombre de responsables en cas d’échec, ou au contraire de jouir plus égoïstement d’une quelconque réussite…
J'ai commencé à éditer mes textes sur Internet durant la préparation de ma thèse (consacrée au cinéma historique italien de 1954 à 2006). J'ai soutenu celle-ci à la Faculté des Lettres de Nice en décembre 2007. Depuis, mon champ de recherche a peu varié. Les critiques, les analyses et les dossiers en ligne continuent d'établir des mises en perspective du Monde tel qu'il est projeté sur grand écran. Mon travail a par conséquent, comme principale gageure, de croiser cinéphilie, histoire contemporaine et connaissance cinématographique.
Aurélien Portelli